Numérique : Est-ce que la Belgique est en retard ?

Digitalisation des services publics, cybersécurité et 5G sont au menu du volet digital du plan de relance belge. Avec quelque 756 millions d’euros consacrés à la « transformation numérique », le plan de relance belge entend au moins partiellement rattraper un retard accumulé dans trois domaines d’action: la cybersécurité, la digitalisation des services publics et le développement de la 5G et du réseau de fibre optique. Ainsi, si le développement du numérique est considéré comme une opportunité à saisir en termes de développement économique et de service public, il comporte également son lot de risques connus ou « peu maîtrisés », lit-on en substance dans le draft envoyé début avril à la Commission européenne.

756,6 millions au total

78,8 millions pour la cybersécurité

575 millions pour l’administration publique

102,8 millions pour la fibre optique et la 5G

Se protéger et se spécialiser

La Belgique a clairement décidé de mettre le paquet sur la cybercriminalité, d’abord pour se protéger, ensuite pour développer un véritable pôle de compétence dans le domaine. « La cybercriminalité est le délit économique le plus courant en Belgique, expose-t-il. Que ce soit via l’utilisation de menaces d’hameçonnage (phishing), de logiciels malveillants ou encore par l’intermédiaire de scannage de réseaux, près de deux tiers des organisations belges ont été victimes de criminalité économique au cours des deux dernières années. »

Les projets se déclinent donc au niveau des missions de l’État avec des projets visant à adapter les systèmes de défense vis-à-vis du crime organisé ou du terrorisme à la technologie 5G. Idem pour le traçage de véhicules ou encore l’interception des communications dans le cadre des enquêtes judiciaires. Ce volet avale 79 millions d’euros. Les entreprises ne sont pas oubliées.

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